7 conseils pour réussir vos photos de fêtes !

7 conseils pour réussir vos photos de fêtes !

Temps de lecture : 7 minutes 

Voilà déjà Noël qui arrive, avec son défilé de repas de famille, de cadeaux, de lumières, de sapins croulants sous les pampilles, et les yeux de nos enfants qui scintillent de joie et d’émerveillement. Pour les photographes, c’est un formidable moment plein d’émotions magiques à saisir au vol ! Mais quand on débute avec un reflex, ça peut être une vraie prouesse technique pour avoir des photos réussies alors que les conditions lumineuses sont particulièrement difficiles. 

On me demande très souvent des conseils pour sortir du mode auto, voici donc quelques bases pour vous aider à réaliser de meilleures photos de fêtes avec votre reflex ! 

Désactivez le flash, ou diffusez-le.

Quand cela est possible, il vaut mieux utiliser la lumière ambiante que la lumière du flash qui « écrase » la photo et crée des ombres très dures si on ne sait pas la gérer, et d’autant plus avec les flashs intégrés… ce n’est pas sans raison qu’il n’y en a pas sur les boitiers pros. C’est évidemment plus facile avec un reflex plein format dont le capteur est plus grand, donc plus sensible à la lumière, mais la plupart des reflex APS-C se débrouillent plutôt bien même en basse lumière, avec un objectif lumineux. Il vaut mieux avoir un peu de bruit numérique sur vos images et conserver une ambiance authentique que de sortir le flash si vous ne savez pas comment le maitriser, d’autant que les logiciels comme Lightroom permettent de réduire considérablement ce bruit. N’ayez donc pas peur de monter dans les ISO ! 

Si vous n’avez pas d’autre choix que d’utiliser un flash, voici deux méthodes pour obtenir une lumière plus douce : 

  • si vous avez un flash externe, dirigez-le vers un plafond ou un mur blanc qui renverra la lumière à la manière d’un réflecteur. 
  • pour diffuser la lumière d’un flash (intégré ou pas), couvrez-le d’une feuille ou d’un essuie-tout blanc fixé par un élastique. 

Ici une photo prise de nuit sans flash, en utilisant uniquement la lumière disponible. On constate qu’il y a du bruit car les ISO sont assez élevés pour avoir une bonne exposition, sans être obligée d’ouvrir trop le diaphragme ou de sacrifier la vitesse (voir le triangle d’exposition plus bas).

Faites le point !

La mise au point doit etre sur le point précis sur lequel vous souhaitez attirer l’attention. En règle générale, dans le cas d’un portrait, c’est donc sur les yeux que la mise au point doit être faite. 

Attention à votre mode d’autofocus : pour un sujet en mouvement, vous devez choisir le mode AI-Servo (AF-C chez Nikon), le mode One Shot (AF-S) étant destiné aux sujets immobiles. Le mode AI Focus (AF-A) est un mode mixte qui détecte le mouvement et passe automatiquement en AI Servo lorsque le sujet se met à bouger, mais il est plus lent que le mode AI Servo (et ça a son importance lorsque l’on photographie des enfants en pleine effusion de joie !). 

Il est beaucoup plus efficace de choisir vous-même votre collimateur autofocus à chaque photo. Vous aurez de meilleures chances d’avoir la bonne mise au point qu’en laissant l’automatisme décider pour vous où le point doit être fait (il choisi rarement les yeux…).

Faites très attention si vous utilisez un objectif à grande ouverture, car plus l’ouverture est grande (et donc le chiffre F/ est petit), plus vous avez de chances de perdre votre mise au point en un battement de cil. La profondeur de champ étant moindre, le plus petit mouvement de votre part ou de celle de votre sujet vous assure une photo floue… il faut donc savoir trouver le juste milieu entre luminosité et profondeur de champ suffisante pour avoir une bonne mise au point et réussir sa photo. 

Aperçu des collimateurs AF

Aperçu des collimateurs AF

conseils photos fêtes bokeh

La mise au point est faite sur l’étoile blanche pour la mettre en valeur et l’ouverture de f/2.5 est suffisamment grande pour obtenir un bokeh (flou d’arrière plan) sur le reste des éléments de l’image.

Gérez votre balance des blancs

Les photos de nuit en intérieur sont assez mal gérées par les automatismes, bien que la balance des blancs auto soit quand même un outil très performant, rien ne vaut une balance des blancs « maison » si vous ne tenez pas à photographier la famille Simpson. 

Les fêtes sont d’autant plus difficiles à photographier qu’il y a souvent de nombreuses sources de lumière, qui sont rarement d’un blanc pur. Cela rend la scène très complexe pour votre boitier qui risque fort de vous donner une dominante jaune (au mieux…). Je vous conseille de faire vous-même votre balance des blancs, en réglant votre boitier sur « personnalisée » et en shootant un élément gris neutre en situation dans la pièce ou les photos seront faites (et dans les mêmes conditions lumineuses). En post-production, vous n’aurez qu’à sélectionner le gris neutre de votre photo à la pipette dans l’onglet « balance des blancs » de votre logiciel pour obtenir une balance des blancs parfaite ! Simple et efficace. 

Attention néanmoins, il faut shooter en RAW et non en Jpeg pour pouvoir faire une balance des blancs personnalisée au post-traitement. Le Jpeg ne permet pas de le faire car l’image est compressée par le boitier et ne contient plus les informations nécessaires. Si vous shootez en Jpeg, vous devriez pouvoir faire une balance des blancs personnalisée directement depuis votre boitier.

Balance des blanc "auto" à gauche, et corrigée à droite.

Balance des blanc « auto » à gauche, et corrigée à droite.

Shootez en RAW

Je vous conseille donc également de shooter en RAW (ou NEF pour les Nikonnistes), bien que cela puisse vous paraitre plus compliqué au premier abord, c’est au contraire le format que je recommande à tous les débutants car il permet de rattraper très facilement beaucoup des petites erreurs faites à la prise de vue, notamment les erreurs de balance des blancs ou d’exposition. Cela implique de développer vos négatifs numériques (les fichiers RAW donc) dans un logiciel spécifique comme Lightroom, Camera Raw, ou encore Raw Therapee qui est gratuit. 

Si vous n’êtes pas sûr de savoir développer vos RAW et que sauter le pas vous fait peur, sachez que vous pouvez parfaitement cumuler les deux ! Je shoote généralement en RAW + L, ce qui signifie que mon appareil enregistre un fichier brut (un RAW) + un fichier jpeg taille L pour chaque photographie que je prends. Cela prend plus de place, mais me permet de ne pas avoir à réfléchir à l’usage de ma photo et d’avoir les deux formats à disposition, soit pour développer mes shootings client ou une photo que j’aime particulièrement (RAW), soit pour avoir sous la main les étapes d’un tutoriel sans perdre de temps à développer inutilement ce qui n’est qu’une illustration rapide (Jpeg). 

Interface Lightroom

Interface Lightroom

Attention aux détails…

Lorsqu’on débute, on est souvent tellement concentré sur son sujet qu’on ne pense pas à l’arrière-plan de notre photo. C’est alors en post-production qu’on se rend compte que le second plan attire trop l’attention, ou qu’on a une vilaine poubelle en plein dans notre champ de vision qui ne met pas vraiment Tata Joceline en valeur. Bien sûr, il est possible d’enlever un élément gênant en post-production a l’aide de Photoshop… mais c’est toujours mieux (et plus simple) d’y penser à la prise de vue ! Assurez-vous donc que votre second plan soit le plus sobre possible, ou tout au moins choisi (un sapin illuminé ou un mur blanc peuvent être de bonnes options par exemple). Faites attention à ne pas avoir d’élément gênant qui attirerait l’attention plus que votre sujet, et méfiez-vous des fenêtres qui renvoient facilement des reflets (notamment en cas d’utilisation du flash…). 

Quand on parle de détails, pensez aussi « storytelling » ! Le storytelling est l’art de raconter une histoire dans une image ou une série d’images. Faire quelques gros plans des détails de la soirée permet de mettre en avant l’ambiance et l’environnement, et de préciser l’histoire que vous racontez à travers vos photos. Là encore faites attention à ce que la mise au point soit précisément sur l’objet que vous mettez en valeur. 

Respectez la règle des tiers

C’est la règle de base en composition d’image, que ce soit en photographie ou même en peinture. La règle des tiers consiste à couper votre image en 9 cases égales, et à placer votre sujet le plus près possible des intersections des lignes, et au minimum sur l’une des lignes de ce cadrillage. Cela assure une composition équilibrée et donne plus d’impact à votre image.

composition basée sur la règle des tiers

composition basée sur la règle des tiers avec 4 personnes

composition basée sur la règle des tiers

Une autre composition basée sur la règle des tiers avec deux personnes: alignement vertical 1er tiers + yeux proches des points de croisement.

Vous pouvez constater que chez de nombreux photographes cette règle est parfois (souvent) contournée. Moi la première, j’aime utiliser un cadrage centré qui fonctionne très bien dans certains cas particuliers, mais pas dans tous les cas. C’est pourquoi il faut maitriser la règle des tiers avant toute chose, et apprendre à composer ses images avant de pouvoir bousculer les règles et être plus créatif avec son cadrage. 

portrait photographe enfant, Finistere Landivisiau

Ici un cadrage qui ne correspond pas à la règle des tiers: le sujet n’est pas aligné sur l’une des lignes de force ni sur aucun point de croisement.

Si vous ne maitrisez pas encore la composition de vos images, respecter la règle des tiers vous permettra d’avoir un bon cadrage et d’améliorer vos photos. Bon à savoir : sur certains boitiers, vous pouvez afficher le quadrillage de règle des tiers directement dans votre viseur. 

Equilibrez le triangle d’exposition

Il peut être difficile de trouver le bon équilibre entre le couple ouverture/vitesse en basse lumière avec des sujets en mouvement.

Gardez à l’esprit que plus votre sujet sera en mouvement, plus vous devrez augmenter la vitesse d’obturation pour figer les mouvements et obtenir une photo nette. 

D’un autre côté, plus vous monterez la vitesse d’obturation, moins vous laisserez entrer de lumière dans votre boitier, donc vous aurez besoin d’une plus grande ouverture (donc un chiffre plus petit après F/). Et si votre sujet est en mouvement, cela peut poser des problèmes de mise au point si la profondeur de champ n’est pas suffisante, ce qui est le cas avec une trop grande ouverture.

Il faut donc savoir jongler avec ce qu’on appelle le triangle d’exposition : ouverture, vitesse, sensibilité (les ISO). 

Le triangle d'exposition

Le triangle d’exposition

Si vous ne maitrisez pas encore votre boitier en manuel, vous pouvez utiliser les modes créatifs « priorité vitesse » (Tv) avec un sujet en mouvement, et « priorité ouverture » (Av) avec un sujet immobile. Ainsi vous gérez soit la vitesse, soit l’ouverture (selon le mode choisi) et l’automatisme du boitier s’occupe de gérer le reste du triangle d’exposition pour vous assurer une bonne exposition. Ce sont de très bons modes pour commencer à prendre la main sur vos photos étape par étape et apprendre comment chaque réglage agit sur votre photo. Cela vous permettra de bien comprendre ce qui se passe dans ce triangle d’exposition, et d’aborder le mode manuel plus sereinement plus tard (un peu comme on apprend à conduire en commençant sans le levier de vitesses !).

Avant de filer…

Un dernier petit conseil pour la route, parce que c’est le plus important pour commencer: si ce n’est pas déjà fait, lisez le manuel de votre boitier ! Si comme moi l’idée de lire 800 pages en taille de caractère 4 (à la loupe, donc…) vous rebute, sachez qu’on trouve généralement ces manuels en PDF sur le site du constructeur ou sur certains sites comme Mesnotices.fr. C’est beaucoup plus agréable à lire, et plein d’astuces que vous ne regretterez pas d’avoir appris !

J’espère que cet article vous donnera envie de sortir du mode auto et de prendre la main sur vos photos. Bien que chacun de ces conseils pourrait être laaaargement approfondi en plusieurs articles, mais je vais vous épargner… pour aujourd’hui ^^

J’en profite pour souffler aux retardataires que vous pouvez encore offrir une carte cadeau pour une séance jusqu’au 24/12 à 15h (envoi par mail, cliquez vite sur le bouton pour réserver !). Il y aura un petit cadeau en plus à la livraison des photos pour les packs offerts pour Noël… mais chut ! C’est une surprise ! Je vous souhaite à tous de très joyeuses fêtes !

J’offre une super expérience et des souvenirs pour la vie !
 

 

About Ajna Photo

Elya Palma est photographe professionnelle spécialisée dans le reportage et la photographie Lifestyle de famille, grossesse, nouveau-né et mariage. Idéalement située à 20 minutes de Brest et de Morlaix, elle vous reçoit également en studio pour une expérience photo hors du commun !
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